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Date de création : 07.01.2010
Dernière mise à jour : 30.11.2010
54 articles


LOUIS 31 MAI 1883 2

Publié le 30/11/2010 à 18:14 par contes-legendes Tags : conte legendes fées princesse prince perche contes legende reve france histoire FONTEFRAUD

-       Peut être pas, comme c’est une abbaye ? ? ? Je ne pense pas que ?... Non il n’est pas possible d’enterrer des prisonniers dans l’enceinte d’un             établissement religieux , Il faudrait que vous alliez voir au cimetière, il n’est pas très loin,  vous voyez, la rue à gauche, vous allez la prendre puis ……

Un téléphone sonne

-       Deux secondes excusez moi je vais répondre.

Jocelyne d’un signe de tète acquiesce.

-       Allo oui ? Bonjour Madame, oui vous êtes bien à la mairie, oui ? le service de l’état civil, oui, c’est pour ? Je vous demande un petit instant je vais vous prendre sur un autre poste.

L’homme s’est déplacé il s’assied prés d’un autre bureau et décroche un téléphone.

-       Voilà alors c’est pour ? Un acte de décès ? je vous écoute, houlà là, c’est vieux ça dites donc, ha c’est pour une recherche en généalogie, alors vous n’avez pas besoin d’un document officiel, vous savez, nos archives ont été numérisées, vous pouvez les consultées par ordinateur. vous n’avez pas internet ? Quelle année dites-vous ? 1883 ? Attendez, je prends le registre et regarde.

Lorsque Jocelyne entend que l’on parle de l’année 1883 elle s’approche du bureau.

-        Ha voilà j’ai trouvé, oui c’est bien cette date là, vous m’avez dit ? ….. alors j’ai le nom des parents.

L’employé de mairie donne les renseignements a la personne au bout du fil. Puis il se lève pour aller s’occuper de Jocelyne

-       -dites Monsieur si j’osais ?

-       Oui Madame ?

-       Vous allez me trouver bête mais voilà ………

-       Elle lui raconte les événements de la veille et finis par …

Sur la pierre il y a d’inscrit un nom ou un prénom LOUIS, une date 31 mai 1883 et comme je viens d’entendre  1883  si j’osais est-ce que vous pourriez regarder sur votre registre si vous n’avez rien à cette date.

-       Dites vous n’êtes pas une cliente ordinaire ! d’abord vous me demandez le cimetière, et maintenant cette drôle d’histoire. voyons voir, Mai, mai le 15, c’est pas bon, le 31 nous y voilà tout en consultant le registre, il questionne.

-       Vous m’avez dit Louis ?  mais cela peut être un nom ou un pré. . . .nom De dieu !!! J’ai trouvé attendez, un, deux, trois…… quatre, hé ben dites donc   !!

-       Dites qu’avez trouvé ? dites moi interroge anxieusement Jocelyne

-       Quatre vous vous imaginez un peu ? quatre en 1883 cela a du secouer la commune.

Il se lève de la chaise

-       Venez, prenez ma place, il pose le doigt à un endroit du registre ,ça commence là !

Jocelyne découvre une écriture, faite à la plume et à l’encre, les  formes sont rondes, pleine de déliés.

 n°35.   Aujourd’hui premier juin à midi ……….. Elle se dépêche de lire l’identité de l’officier de l’état civil et des témoins. Pour arriver à :

‘’Lesquels nous ont déclarés ‘’hier à quatre heures du soir dans la commune de Fontevrault est décédé Le sieur Legagneux auguste instituteur adjoint âgé de 16 ans.

Elle lève des yeux interrogateurs vers l’homme.

-       mais ?

-       il lui fait signe

-       continuez, continuez !

n° 36   elle lit alors :

’Lesquels nous ont déclarés ‘’hier à quatre heures du soir dans la commune de Fontevrault est décédé Le sieur Ferbeuf auguste sans profession âgé de13 ans

N°37

 ’Lesquels nous ont déclarés ‘’hier à quatre heures du soir dans la commune de Fontevrault est décédé Le sieur Delarue Albert sans profession âgé de13 ans

Jocelyne interroge :

Vous avez dit quatre tout à l’heure ?

Il montre l’autre page.

N°38

’Lesquels nous ont déclarés ‘’hier à quatre heures du soir dans la commune de Fontevrault est décédé Le sieur Lambault………LOUIS sans profession âgé de13 ans.

Jocelyne lève les yeux du registre, des larmes qu’elle n’a même pas sentie venir coule de ses yeux.

-       Quatre, quatre enfants mais que s’est il passé, et Louis le plus jeune …12 ans, Dites c’est horrible mais que leur est il arrivé ?

-je ne saurai vous dire Madame, vous avez lue comme moi, je n’ai rien d’autre comme information ….désolé, vraiment désolé.

Jocelyne s’est levée, se dirigeant vers la sortie

-       Dites le cimetière vous m’avez dit que c’est par …..là

Marcel trépignant d’impatience est devant la mairie  à l’attendre.

-       mais qu’est ce que tu fous ? Mais qu’est ce que tu as ? t’as reçu un coup de téléphone ? une mauvaise nouvelle, dis moi, dis moi !

D’un geste apaisant elle le rassure, puis elle lui raconte.

Quand elle eu fini son récit il lui dit

-       Mais pourquoi as-tu pleurée ? ça c’est passé il y plus de 100 ans !! tu  ne les connaissais même pas !!!

-       Oui je sais bien, mais ….quand j’ai lu leur noms, leurs âges, et le même jour a la même heure..Et . . . . .. Mon Louis le plus jeune tu te rends compte 12 ans !!

-       ton Louis ! ton louis !! mais tu  ne sais même pas si c’est lui !!

-       je le sens, c’est lui ! j’en suis sure. Dis Marcel s’il te plait on va jusqu’au cimetière ?

-       pour voir si on trouve les tombes des enfants ?

-       Non ! Non, l’employé m’a dit que les prisonniers devaient être enterrés là-bas.

Marcel la regarde d’un air pas tres convaincu

-       Ouai ! Ouai !

Pour se rendre au cimetière de Fontevrault, il suffit de suivre, en partant du coté gauche, l’enceinte de l’abbaye, la route descend, puis doucement remonte, a la sortie du village, sur la colline le cimetière.

Jocelyne entre dans le cimetière, alors que Marcel s’est arrêté pour lire sur un panneau.

-       Jocelyne ? C’est à droite !

-  Comment le sais-tu ?

-  si comme moi tu t’étais arrêté pour lire tu l’aurais vu. Il est marqué qu’une stèle commémorant les détenus morts se trouve dans le ‘’carré des pestiférés ‘’ va être réhabilitée. Regarde ! Tu dois la voir, c’est à droite.

Tout en parlant marcel à son tour franchit la grille du cimetière.

A Droite ! je te dis à droite et toi,. . .  tu vas à gauche.

Jocelyne ne l’écoutes pas, elle regarde autour d’elle, elle est étonnée de ce que le cimetière soit petit, elle qui est habituée aux grands cimetières de banlieue.

‘’ Un  vrai cimetière de campagne ‘ pense t’elle

Dans un carré elle trouve ce qu’elle cherchait, trois restant de tombes, puis un carré d’herbe  plus rien de lisible, si ce n’est sur une stèle :

‘’ Stèle érigée par les habitants de fontevrault en mémoire de……suit les quatre noms, Décédés tragiquement le 31 Mai 1883.

-       Jocelyne se dépêche de rejoindre Marcel.

J’ai trouvé les tombes des enfants, faut que je retourne à la mairie, tu me rejoints là-bas.

A la mairie Jocelyne  alors que Jocelyne commence à faire part à l’employé de ce qu’elle vient de trouver, une dame entre dans la mairie.

Madame Turcius !! Merci d’être venue, vous allez j’espère nous être utile.

-       Nous ? demande Jocelyne

-        Apres votre visite, et ce que nous avons découvert, je me suis souvenu que l’on m’avait déjà parlé d’accidents, de gens  qui seraient morts en tombant dans un trou. vous, la région est truffée d’anciennes carrières ou les anciens extrayaient la pierre de Tuffaut , qui nous sert à construire la plupart de nos maison et dont d’ailleurs on s’est servi pour bâtir l’abbaye .

Du menton il montre Madame Turcius.

-       La famille de madame, très vieille famille, était, pardon est toujours, propriétaire de mine de pierres, j’ai un vague souvenir d’un accident qui se serait passé chez vous.

Oui vous avez raison, lui réponds la dame, mais cela ne s’est pas passé chez moi et cela n’a jamais été si grave.

-       Pourtant  cela à marqué toute la population, puisqu’au cimetière j’ai vu une stèle érigé par les habitants.

-       une stèle ? dites vous, érigée par les habitants ? alors, attendez voir, je devrais trouver trace d’une délibération du conseil municipal de cette époque. L’employé de mairie entre dans une autre pièce.

-       Vous savez reprend Mme Turcius, je crois me souvenir d’un accident ou il était question de plusieurs enfants, mais ?

-       Oui ?

-       Ils se seraient noyés en se baignant dans un étang, et il est question dans les victimes d’un instituteur auxiliaire, je crois me souvenir que c’était des enfants qui étaient en vacances. dans une ferme heu ? vous savez comme on dirait maintenant une ferme de jeunesse.

Quelques minutes plus tard, souriant l’homme revient en tenant un registre entres ses mains.

-       Alors voici ce que j’ai trouvé, vous allez voir cela va vous intéresser.

L’An 1883, le dimanche 17 juin à 10 h du soir, le conseil municipal de la commune de Fontevrault convoqué extraordinairement, sur autorisation de monsieur le sous-préfet de Saumur par M. Le maire et réuni à la Mairie sous la présidence de M. Palustre Jules Maire. Sont présent M. et Mme Palustre Jules, Maire, Morret Adjoint, Grosouroy. Le maire expose au conseil qu’à la suite de la déplorable catastrophe survenue le 21 mai dernier et la manifestation publique faite par la population entière en faveur des infortunés victimes de ce terrible accident, ils croient être l’interprète des habitants de Fontevrault, en proposant au conseil de faire élever un monument sur le terrain renfermant les restes des infortunés. Le conseil municipal après en avoir délibéré décide qu’un monument sera élevé aux victimes du 31 mai dernier. Le dit monument restera à perpétuité.

Alors cher madame qu’en pensez vous ?

C’est bien cela, au cimetière j’ai vu les tombes et la stèle, ce n’est plus en très bon état, les tombes sont cassées on voit bien personne depuis longtemps n’est venu entretenir les lieux.

 Madame Turcius qui continuait de consulter le registre intervient Attendez j’ai peut être quelque chose. Regardez après ;

‘’Le conseil municipal après en avoir délibéré décide qu’un monument sera élevé aux victimes du 31 mai dernier. Le dit monument restera à perpétuité’, il y a écrit ;

‘ Et invite le conseil à proposer que le terrain ou sont inhumés les restes des infortunés victimes’. Elle martèle les mots suivant :

‘ RESTERA TOUJOURS DANS L ETAT OU LE CONSEIL L A FAIT ETABLIR !! ‘

Apres cette tirade Madame Turcius se tait un petit moment, le silence s’installe, tout les deux attendent, le silence s’éternise, Jocelyne est la première à craquer

Bon ça veut dire quoi ?

Et bien ça veut dire que la municipalité a le devoir d’entretenir les sépultures. Alors je vais saisir le conseil municipal. je pense pouvoir vous promettre que les tombes seront remises en état.

Marcel pousse la porte de la mairie, Jocelyne lui présente Mme Turcius et lui relate leur dernière découverte. Elle finit par :

Et Madame va saisir le conseil municipal et soumettre le cas parce qu’il est bien écrit que la commune s’engage a laisser l’endroit dans l’état ou il se trouve.

 Et Madame est bien placée, avance L’employé de Mairie, puisque Madame fait parti du dit conseil municipal.

 

 Devant la tombe des enfants Jocelyne est revenu une dernière fois se recueillir.

‘ Voilà,  je ne sais toujours pas ce qui vous est arrivé, mais tout va être remis en état, la dame me l’a promis.

Elle se relève,  se dirige vers la sortie quand derrière elle, elle entend chuchoter.

ils sont là, debout  de chaque coté de la stèle, ils la regarde d’un air grave. Jocelyne  ne les connaît, pas, aucune potos ne figure dans les documents qu’elle a consultés pourtant …….

Sans se tromper, elle reconnaît le plus grand ….

Auguste ?  Auguste, Legagneux comme s’il avait entendu l’enfant d’un signe de la main montre une tombe ou le temps et les intempéries ont usés la pierre effaçant le nom.

Alors c’est ça ? C’est pour ça ? 

Ferbeuf ? Auguste, Delarue Albert ? les enfants montrent l’endroit ou ils sont enterrés.

Il n’y a que 3 enfants, 3 tombes, Jocelyne n’ose pas continuer.

 Louis ? Louis ? il n’est pas grand, et se tenait caché derrière la stèle

, Jocelyne le regarde attentivement, comme il jeune pense t’elle

Il n’y a que trois tombes, alors ou es tu enterré ? C’est ça le signe c’est pour cela que tu t’es manifesté ?

Elle entend pouffer de rire, l’enfant montre un carré de terre entre les trois tombes.

 As -telle rêvée, ou as t’elle vraiment entendu

‘’Être abandonné, oublié, c’est  mourir encore une fois.

Mais pourquoi moi ?

Jocelyne !! Jocelyne !!

Elle se tourne, Marcel est à la porte du cimetière

J’arrive !!

 

Le camping-car avance doucement sur le petit chemin puis s’arrête quand il arrive a hauteur de la route.

-       J’ai bien cru qu’ils ne nous laisseraient pas partir, tu as vu même le chien n’était pas content de notre départ, quelle soirée nous avons passé hier au soir nous avons vraiment bien dinés, ils sont vraiment charmants.

-       Oui Marcel, et tu as aussi bien bu !

-       Hooooooooo ! bien bu comme tu y vas, je ne pouvais pas refuser de gouter à sa gnole, hein ? c’est malpoli !! tiens regarde de ton coté que je n’accroche pas d’arbres.

-       Jocelyne baisse la vitre, et regarde en arrière, vas y, vas y ,ça passe .

Le camping car s’engage sur la chaussée, Jocelyne jette un dernier coup d’œil dans le rétroviseur afin de s’assurer que tout va bien, puis un sourire aux lèvres elle se calle confortablement dans le fauteuil.

-       qu’est ce que tu as, à sourire aux anges ?

Rien, rien, je suis contente. Dis il faudra qu’on revienne hein ?

Comment lui dire, que dans le rétroviseur elle a vu  . . . Louis, son louis qui de la main lui faisait un signe au revoir.

-       Dis Marcel ? tu me crois maintenant quand je t’ai dit ce que j’avais vu  pour la ferme ?

-        Je ne sais pas, je reconnais que c’est troublant, mais tu n’es pas médium, alors pourquoi toi ? bon ce n’est pas tout mais avec tout ça, plus la peine d’aller à Saumur, Pierre et Louisette doivent déjà être sur la route des vacances.

-       Des vacances ?

-       Oui des vacances, tu ne te souviens pas qu’ils partaient le premier juin ?

Ha oui j’avais oublié, mais alors hier on était le :

31 MAI !!!!!!!!!!!!!!!